Dans chaque plant, chaque bouture
Un même chant qui s'égrène
A regarder la Nature
J'en ai vraiment pris de la graine :
Courir est une perte de temps.
Rien ne pousse harmonieusement
Qui ne paresse auparavant.
L'orme, le frêne,
Le noisetier voisin du chêne
Et tout près du puits, le noyer
Qui n'a rien donné cette année
Pas plus que les cerisiers.
Quant à l'abricotier
Il a été trop secoué ;
Le sujet reste épineux
En l'absence du fruit lumineux.
Sensibles et intelligents
Faisant écho aux champs savants,
Les arbres se seront confinés
Comme par solidarité.
L'herbe folle a prospéré
Sauvage à souhait.
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